La priorité des fonctions : une donnée capitale qui explique bon nombre d’échecs en thérapie
Dans la hiérarchie du corps, la réparation n’intervient qu’en quatrième position. Pour guérir, il faut donc ne pas être épuisé (sommeil), ne pas être en pleine digestion (diète), et ne plus lutter contre un pathogène (nettoyage). Mais une ultime condition, souvent la plus difficile, s’impose : laisser les rênes à son corps.
Il faut prendre conscience que la majorité de nos fonctions vitales (respiration, immunité, cicatrisation) sont purement inconscientes. Vouloir tout contrôler par le mental, souvent par peur de la maladie, interfère négativement avec le processus d’autoguérison. Notre société a tendance à diaboliser l’inflammation ou la fièvre, alors qu’elles sont des mécanismes naturels de nettoyage et de réparation.
Le corps n’est pas une machine défectueuse vouée à la déchéance, mais un partenaire intelligent. Le phénomène d’oubli est d’ailleurs un grand classique en thérapie : c’est très souvent lorsque l’on cesse de focaliser son attention sur un symptôme que les cellules, enfin libres de la pression mentale, parviennent à le régler définitivement.
À trop vouloir forcer la guérison, on la bloque. L’attitude la plus profitable consiste à porter un regard bienveillant sur son organisme, à répondre à ses besoins physiologiques de base, puis à s’en détacher mentalement pour le laisser œuvrer en paix.
En résumé, tant que vous êtes dans une dynamique de lutte acharnée contre la maladie, votre corps ne pourra pas guérir. La véritable guérison s’opère dans le calme biologique et mental.
Ce n’est que lorsque l’organisme n’est plus en dette de sommeil, qu’il ne gaspille plus son énergie à digérer en permanence, et qu’il est libéré de ses luttes invisibles contre des agents pathogènes, qu’il peut enfin entamer son processus de réparation profonde.